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La Baguette Malégique

La Baguette Malégique
Ce Noël était à priori comme tout les autres. Mes parents invitaient tout le reste de la famille à dîner et nous faisions un buffet pour les plus démunis à l'exterieur. Seulement, cette année, je suis assez grand pour le diriger.

Je suis seul devant cette grande table, et, quelques fois, quelques SDF osent se montrer pour prendre un bout de poulet ou un bol de soupe. Et un moment, alors qu'il faisait déjà nuit noire et que je m'apprêttais à aller me chercher un gilet, un grand homme qui n'avais pas du tout l'allure d'un pauvre me donna un cadeau accompagné d'un grand « Joyeux Noël mon petit ! » Je faillis même croire que c'était le père Noël, même si tout de même à 15 ans, on y croit plus. Je le remerciai gracieusement et n'osai pas l'ouvrir. Il attendait patiement que je l'ouvre.

Alors, je défis le joli noeud et déballa le cadeau. J'arrivai à un carton tout simple. Levant les yeux pour regarder l'homme, il me souriait. Délicatement, j'ouvris la boîte et j'y découvris un bout de bois, enfin c'est ce que je crus au départ. Il me le prit et, passionné, il m'expliqua : « Tu vois ça, ce n'est pas un vulgaire bout de bois comme tu le penses certainement, non ! C'est bien mieu que ça ! C'est une baguette magique ! » D'un air moqueur, je lui souris.

Je pris la baguette et la cassai en deux. L'homme me regarda d'un air consterné, mais vite, son regard tourna au noir. « T'es maudit mon pauv' gars ! » me dit-il d'un air terrifiant.

Pour un jour de Noël, je ne le trouvais pas très joyeux, et, pour la première fois de ma vie, je ressentis de la peur, c'est quelque chose d'effroyable, une sensation atroce, comme une décomposition de l'âme, un spasme affreux de la pensée et du coeur, dont le souvenir seul donne des frissons d'angoisse.

Je laissai le buffet tourner seul et rentrai me réfugier dans ma chambre. Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, j'avais encore dans ma main les deux morceaux de la baguette, ce qui me donna d'effroyables frissons. Il y avait une terrible odeur. Lorsque j'était encore assis dans mon lit, je remarquai que la porte de ma chambre n'était plus qu'un fracas de bois.

Regardant autour de mon lit pour chercher où étaient mes chaussons, je remarquai les centaines de cadavres de rats en décomposition qui traînaient. L'odeur était plus qu'atroce. Je frottai mes yeux pour vérifier que tout cela était bien vrai. Je criai à vive voix, jusqu'à ce que plus aucun son ne puisse sortir de ma bouche. Alors, la tête me tourna et je m'évanouis sur mon lit, mais je sentais que tout tournait autour de moi.

Me réveillant un peu plus tard, l'odeur avait disparu, j'était dans un profond trou noir, où la seule lumière que je voyais encore en hauteur, c'était celle de l'espoir que quelqu'un me délivre de ce maléfice. D'ailleurs, j'attends encore que vous me trouviez, peut-être suis-je au fond de votre jardin ?!

# Posté le lundi 25 septembre 2006 04:36

Modifié le jeudi 28 septembre 2006 13:58

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