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La petite fille de la route.

La petite fille de la route.
A ce moment là, j'étais encore toute jeune; innocente. Je me souviens encore avec beaucoup de détails de la première journée après mon décès, comme vous pouvez vous l'imaginer : un grand choc.

C'est en traversant la route, par une soirée couverte, alors que je rentrais de mon tout premier cours de flûte traversière que je me fis renverser par un automobiliste alcoolique; la cinquantaine, qui revenait tout droit du meurtre de sa propre femme, qu'il avait sauvagement assassiné à coup de marteau et de burin, mais bien sur, la police ne découvrit pas ça au premier coup d'oeil. J'était allongée par Terre et il y a avait une vingtaine de personnes attroupées autour de moi, un secouriste avec une sorte de paire de fer à repasser dans chacune de ces mains, mais ce que je ne compris pas tout de suite, c'est lorsqu'il se retourna vers mes parents; en pleurs; et qu'il leur dit qu'il n'y avait plus rien à faire. Mais tout à coup, une sensation étrange m'a prise au ventre et je me sentis décoller, alors que mon corps restait sur le sol. Je bougeais mes membres comme je pouvais et reussis à me mettre debout, pour mieux m'en aller. Je courus me réfugier à l'intérieur de chez moi, dans ma chambre, l'esprit encore tout chamboulé.

Tout de même, le plus choquant de la journée, ce fut lorsque je passai devant mon miroir et que je n'y vis même pas mon reflet. Choquée, je m'assis sur mon lit, et quelques minutes plus tard je m'endormis.

C'était par un soleil radieux que je me réveillai aux aurores, encore vêtue, que je préparai mes affaires d'école, et filait à la cuisine pour que Maman me donne mon déjeuner. Seulement, Papa et Maman étaient enlacés, en larmes. Je passa devant eux et ils ne me remarquèrent même pas. On sonna à la porte, mes parents ne réagirent pas non plus ! S'en était trop, j'alla alors ouvrir la porte. S'y tenait un homme vêtu d'un costard noir. Une chevelure couleur ébène et surtout, de grandes ailes noires. Il me dit de le rejoindre, et naivement obéissante, je le suivis. Il s'assit sur le plus haut siège de ma balancoire, et me demanda gentillement de prendre place. Je pris place. Il m'expliqua que j'étais morte; la veille, je ne le crus pas tout de suite.

Vous savez ce que c'est que la mort ? En tout cas, je ne pense pas que la mort ne soit que physique. La plupart des dépressifs sont mort. Tandis que nos aïeux, qui ont vécus avec leur âme soeur, heureux toute leur vie, sont bien vivants. La mort c'est un trou profond, où l'on commence à tomber dès le premier souffle.

Bref, lorsqu'il me dit ces mots, je ne pourrais vous décrire l'invasion d'émotions qui viennent à vous lorsque vous vous prenez un tel choc, vous êtes à la fois triste, heureux, choqué, surpris, mais surtout, tout se détruit autour de vous. Il me conseilla de mettre ma main sur ma poitrine pour sentir le battement de mon coeur, ce que j'executai. Le problème, c'est que je ne sentis rien.

Ne souhaitant pas vous occupé plus longtemps, je vous laisse découvrir par vous même ce qu'est la vie.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 04:27

Modifié le jeudi 28 septembre 2006 13:56

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